Le ton de cet article est volontairement teenage et provocateur mais c’est dans le but de vous réveiller !
Tu pensais que les ados passaient leur temps à Snapchat, TikTok et dormir ? Eh non — aujourd’hui, leur passe-temps préféré, c’est merduler dans les produits de beauté et devenir mini-dermatologue amateur. Mais derrière ce rose paillettes, c’est un terrain miné. Bien plus dangereux et redoutable qu’il n’y parait ! On va démasquer tout ça.

Le délire TikTok : 10 produits, zéro logique
Bienvenue dans l’univers des routines beauté à rallonge type dans la « skincare ado » : nettoyant, toner, sérum, essence, mist, contour des yeux, masque, crème, huile, « finishing spray »… et on ne compte plus les déclinaisons. Les ados s’inspirent à fond des vidéos « Get ready with me » où on voit des influenceurs enchaîner les couches de produits comme une chorégraphie.
Mais attention : une étude récente lève le voile sur le revers de la médaille. Les chercheuses de l’Université Northwestern ont créé des comptes TikTok de « 13 ans » pour analyser ces vidéos. Résultat : les routines comprenaient en moyenne six produits différents (et certaines dépassaient la douzaine), pour un coût moyen d’environ 168 $ par mois. ( source : news.northwestern.edu) ! Ah ! C’est un peu flippant non ?
Plus fou encore : dans ces routines, seuls 26 % des soins du jour contenaient une protection solaire. Oui, tu as bien lu. Autrement dit, beaucoup utilisent des acides, des actifs agressifs… sans même se protéger du soleil. Résultat : coups de soleil, irritations, sensibilisation à vie.
En clair : tu mets 10 produits sur ta peau, mais tu ouvres la porte aux désastres.
Le danger numéro 1 : trop de “actifs”, pas de bon sens
La peau des ados n’est pas un champ d’expérimentation chimique ( sauf si on le veut bien!). Malgré ça :
- On y balançait des acides exfoliants (AHA, BHA) mélangés avec des rétinols, parfois le même actif présent dans plusieurs produits.
- Fragrances, parfums, extraits naturels : parfait pour faire une allergie ou une dermatite de contact. Les dermatologues observent de plus en plus d’eczémas ou de rougeurs sévères chez les ados « skincare-addicts ».
- Perte de la barrière cutanée : la peau s’affaiblit, devient plus perméable, réactive, et réclame encore plus de soins. Spirale infernale.
Le pire : cette obsession peut générer du stress, de l’anxiété et une dépendance à sa routine. Parce que, évidemment, si tu sautes un produit pendant deux jours, “tu vas ruiner ta peau”.
Le coût : c’est ton banquier qui va rigoler
Tu crois que 20 €, c’est déjà un luxe ? Non. Si tu suis les routines à la mode, tu vas flamber. L’étude citée plus haut montre que beaucoup dépassent les 500 $ par mois selon le nombre de produits.
Mais ça ne s’arrête pas là :
- Le marketing joue au fou : packaging flashy, noms en anglais, promesses de “peau parfaite en 7 jours”.
- On te fait croire qu’un produit cher est forcément meilleur. Spoiler : non.
- Tu achètes, tu testes, tu abandonnes. Mais le fric est déjà parti.
Donc oui, ton portefeuille souffre pendant que ta peau… se bat pour survivre.

Allons droit au but : ce que les ados devraient faire
Voici la règle d’or : moins de produits, plus de cohérence.
✅ Routine minimaliste (mais efficace)
- Nettoyant doux, une ou deux fois par jour seulement.
- Hydratant léger, non comédogène.
- Protection solaire tous les matins (et réappliquer selon l’exposition).
C’est tout. Sérieusement. Les dermatologues de UCLA recommandent exactement ça.
🚫 Ce qu’il faut proscrire ou utiliser avec une extrême prudence
- Rétinoïdes ou anti-âge : inutiles (et potentiellement irritants) pour la peau jeune. ( source : Health+2UCLA Health+2 )
- Exfoliants puissants chaque jour : non, ta peau n’est pas un buffet où tu pètes les cellules mortes tous les matins.
- Produits ultra actifs + parfum : ça peut très bien finir en catastrophe.
🧠 Astuces sensées (et bon marché)
- Commence par une routine douce, observe, puis ajoute seulement si nécessaire.
- Si l’acné devient hors contrôle, vois un dermatologue — pas un influenceur Insta.
- Privilégie les marques simples, pharmaceutiques ou reconnues, plutôt que les “drops exclusifs”.
- Éduque-toi sur les ingrédients (merci INCI).

Se faire plaisir avec la skincare… mais intelligemment
La skincare n’est pas forcément l’ennemie : elle peut même devenir un rituel agréable pour se relaxer, prendre soin de soi et gagner en confiance. Rien n’empêche un ado de vouloir tester un masque le dimanche soir ou d’ajouter un geste de soin à sa routine. Mais l’important, c’est de garder en tête que moins, c’est mieux : inutile d’empiler les flacons, mieux vaut quelques bons produits bien choisis.
✅ Des types de soins à privilégier
- Un nettoyant doux : comme un savon surgras ou un gel lavant simple, sans parfum ni ingrédients agressifs.
- Une crème hydratante légère : plutôt bio ou à la composition minimaliste, adaptée aux peaux jeunes.
- Une protection solaire : fluide ou crème, surtout si on passe beaucoup de temps dehors.
- Un “petit plaisir” occasionnel : par exemple un masque hydratant ou à l’argile douce, une fois par semaine, pour le côté cocooning.
- Une touche parfumée sans excès : au lieu d’un parfum fort ou irritant, on peut se faire plaisir avec une brume florale légère ou quelques gouttes d’huiles essentielles diluées (lavande, fleur d’oranger…), juste pour l’effet bien-être.
En clair, il est tout à fait possible de se faire plaisir avec la skincare (et un peu de parfum), à condition de rester dans la simplicité et de choisir des produits doux, adaptés à l’âge et à la peau.
Pourquoi ce phénomène est aussi inquiétant
- Allergies et sensibilisation à vie : certains ados développent des allergies cutanées irréversibles à certains produits.
- Image corporelle toxique : ça installe l’idée qu’une peau “parfaite”, lisse, sans défaut, est la norme.
- Coûts cachés dans la santé : soins dermatologiques, traitements d’eczéma, etc.
Un article scientifique sur les aspects éthiques du skincare ado résume bien : effets inflammatoires, cicatrices, pression psychologique — tout un cocktail.
Quand la skincare devient un miroir déformant
Au-delà des boutons ou des pores, la folie skincare chez les ados touche directement à l’image de soi. Sur TikTok et Instagram, la peau « parfaite » est devenue un standard quasi irréalisable : zéro pores, zéro rougeurs, zéro rides (alors qu’on a… 14 ans). Résultat : beaucoup de jeunes développent une obsession pour leurs « défauts » et une anxiété liée à l’idée de ne jamais être « assez bien ».
Certains parlent même d’un nouveau trouble : la « skin-picking anxiety », où l’on scrute sa peau sous tous les angles, parfois jusqu’à se blesser. Des chercheurs alertent aussi sur le risque de baisse de l’estime de soi et de comparaison sociale constante, amplifiée par les filtres et les montages des influenceurs (source : Guardian, 2025). En clair : à force de chercher la peau « parfaite », on risque surtout de se sentir imparfait en permanence.
Révolution minimaliste anti-blabla
Les ados méritent mieux que de servir de cobayes à des tendances cosmétiques. Le véritable pouvoir, c’est de dénoncer le marketing agressif, de conseiller le commun des mortels de ne pas céder à chaque sirène instagramesque, et de multiplier les voix qui disent : ta peau, c’est un terrain à respecter, pas à martyriser.
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