Début janvier 2026, Nestlé a annoncé un rappel préventif de certaines préparations pour nourrissons vendues dans de nombreux pays, notamment sous les marques BEBA et Alfamino en Suisse (et d’autres marques selon les marchés). La raison : un risque de présence de céréulide, une toxine associée à certaines souches de Bacillus cereus, détectée dans un ingrédient provenant d’un fournisseur.
Selon l’entreprise et plusieurs relais d’information suisses, aucun cas de maladie n’avait été confirmé au moment des communications, mais la consigne est claire : ne pas utiliser les lots concernés et suivre les modalités de retour/remboursement.
Il semblerait que toutes ces entreprises se fournissent en Chine puisque le souci vient de l’huile ARA ( oméga 6).
Ce que ce rappel change (et ce qu’il ne change pas)
Un rappel, même “par précaution”, fait forcément trembler la confiance, surtout quand il s’agit de nourrissons. Mais il faut garder deux idées en tête :
- Ce n’est pas un jugement sur tous les laits infantiles : la très grande majorité des produits sur le marché restent conformes, et les rappels existent justement parce que les contrôles et les systèmes d’alerte fonctionnent.
- C’est un rappel (justement) que la taille d’un groupe ne garantit pas l’infaillibilité : chaînes d’approvisionnement longues, ingrédients multiples, production multi-sites… plus c’est vaste, plus il y a de points de vigilance.
Quels symptômes surveiller ?
Les communications autour de la céréulide mentionnent surtout des vomissements, de la diarrhée et une léthargie inhabituelle pouvant survenir en quelques heures après ingestion. En cas de doute, il faut demander rapidement un avis médical, surtout chez un tout-petit.
“Mieux vaut éviter les gros groupes” : pourquoi certains parents choisissent des marques plus petites
Dire qu’une marque plus petite est automatiquement plus sûre serait exagéré. En revanche, on comprend pourquoi après ce type d’épisode, certains parents préfèrent des acteurs moins “mastodontes”, pour des raisons très concrètes :
- Plus de lisibilité sur la filière (origine du lait, composition, philosophie de fabrication) ;
- Une impression de chaîne plus courte (même si ce n’est pas toujours le cas) ;
- Le souhait d’une formule perçue comme plus “simple” ou plus proche de ses valeurs.
Exemple : Bimbosan (Suisse), et le choix du bio
Des marques comme Bimbosan mettent en avant des références bio, à base de lait bio suisse, avec des arguments comme “sans huile de palme” et “un seul glucide : le lactose” sur certaines formules (à vérifier selon l’âge et la référence).
ATTENTION : UN RAPPEL A ETE FAIT PAR BIMBOSAN concernant les lait infantiles à base de lait de chèvre.
Le bio peut être un bon repère si c’est important pour vous (filière, cahier des charges, cohérence personnelle). Mais il faut aussi garder un point simple : bio ne veut pas dire “immunisé” contre un incident de lot. Ce qui compte, c’est aussi la traçabilité, la réactivité et l’information claire en cas de rappel.

Ce qu’il faut faire si vous êtes concerné(e)
- Vérifier le lot et arrêter immédiatement si c’est concerné ; suivre les consignes officielles (retour / remboursement).
- Si votre bébé a une situation particulière (prématurité, allergies, hydrolysat, etc.), évitez de changer “au hasard” : demandez un avis pro.
- Si vous changez de marque : faites-le de façon pragmatique (disponibilité, tolérance, suivi), pas dans la panique.
Et pour les mamans qui n’allaitent pas : ne pas culpabiliser
Ce genre de “scandale” a un effet secondaire très réel : ça peut raviver la culpabilité chez les mères qui n’allaitent pas, comme si choisir (ou devoir choisir) le lait infantile était “moins bien”. Or, ce n’est pas ça le sujet.
L’allaitement n’est pas possible ni souhaité pour tout le monde, et donner un lait infantile ne fait pas de vous une mauvaise mère. L’essentiel, au final, c’est que tout se passe bien : un bébé nourri, qui grandit, qui est suivi, et une famille qui tient bon.
Et surtout, le lait (maternel ou infantile) n’est qu’une étape : avec la diversification alimentaire, vous pourrez progressivement lui transmettre autre chose d’aussi important que les nutriments — le plaisir de manger, la curiosité, le goût, et cette “culture” de l’alimentation qui se construit au quotidien, dans la douceur. L’important, c’est qu’il grandisse bien… et qu’il sente qu’il est entouré.

